L'IAE en 2014 : publication de l'étude DARES

30 septembre 2016

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Comme chaque année, la DARES publie le résultat de ses observations sur l’IAE, sur la base notamment des chiffres collectés par l’ASP (agence de service et de paiement). 

Des chiffres généraux

L’IAE représente en 2014 : 

  • 130 000 salariés en parcours d’insertion (soit 64 600 équivalents temps plein)
  • 3 700 structures conventionnées par l’Etat (entreprises d’insertion, entreprises de travail temporaire d’insertion, ateliers et chantiers d’insertion, associations intermédiaires)

 

Cette vision globale recouvre des réalités très différentes selon le type de structure. Par exemple, le nombre moyen de salariés diffère grandement d’une catégorie à une autre : 

  • ACI : 22
  • EI : 14 
  • AI : 84 salariés mis à disposition
  • ETTi : 46 salariés mis à disposition

 

Un repli de l’emploi dans les ETTi

Cette étude nous apprend que le nombre de salariés employés par les EI a augmenté de 2% entre 2013 et 2014, inversant la tendance des années précédentes. Cependant, le nombre d’EI continue structurellement de diminuer. 

A contrario, pour les ETTI, la baisse se confirme avec une diminution de 6,5% du nombre de salariés mis à disposition entre 2013 et 2014. Cette baisse est dûe notamment au recul très marqué de l’activité de la construction (repli de 11,3% des effectifs intérimaires du secteur). 

Une répartition territoriale inégale

Si on compte en moyenne 26 salariés en parcorus d’insertion pour 1 000 demandeurs d’emploi, les disparités sont importantes selon les territoires : ce ratio est en effet très dépendant du taux de chômage du territoire. Par exemple, les départements d’Ile-de-France font partie de ceux comptant les plus faibles nombre de salariés en IAE pour 1 000 demandeurs d’emploi (exemple : 8/1 000 en Seine-Saint-Denis), alors que l’Allier détient la plus forte concentration, avec 67 salariés en IAE pour 1 000 demandeurs d’emploi. 

Les postes IAE sont donc mieux repartis géographiquement que le nombre de demandeurs d’emploi, rendant l’offre IAE relativement inégale dans les territoires au vu des besoins. 

 

Cette étude nous rappelle que le suivi chiffré de l’IAE est indispensable à l’évaluation de la performance, du financement et de la consommation du budget alloué au secteur. Il est en ce sens toujours étonnant d’observer des décalages entre les chiffres mentionnés dans le rapport annuel de performance, qui fait le bilan du budget de l’Etat, les chiffres de la DARES ou les chiffres de la Cour des Comptes par exemple. 

Retrouvez cette analyse ici.