Où en est-on de la RSE aujourd’hui ?

05 février 2020

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Aujourd’hui est-ce que beaucoup d’entreprises se sont emparées de la RSE et concilient performance et responsabilité ?

On note un intérêt de plus en plus important pour la RSE dans les entreprises mais l’implantation du sujet se fait petit à petit. Et c’est normal car la transformation des entreprises vers cet objectif demande de grands changements. La transformation complète du monde de l’entreprise ne peut pas se faire d’un seul coup.

Toutefois, pour moi, il n’y a pas assez d’entreprises engagées dans la RSE. Et cela peut s’expliquer par l’absence de valorisation et de reconnaissance des entreprises engagées dans la RSE au niveau étatique et sociétal.  Un grand chantier nous attend !

 

L’AFNOR était aux cotés de la fédération des entreprises d’insertion pour rédiger le référentiel AFAQ Ei/ETTi. Vous nous avez à nouveau accompagné dans l’écriture du label RSEi, quelles évolutions notez-vous entre ces deux référentiels ?

Une des principales modifications est le passage d’une logique de certification à une logique de labellisation. Quand on s’intéresse à la RSE, on s’inscrit logiquement dans une démarche de labellisation, qui sous-entend une amélioration continue, car la lecture ne peut pas être binaire : on ne peut pas dire « je suis RSE » ou « je ne suis pas RSE ». Le label RSEi permet de mesurer la maturité des pratiques et de valoriser les différentes réponses qui sont apportées.

 

Il existe aujourd’hui une multiplicité de labels RSE sectoriels, quelle est, selon vous, la plus-value ou la spécificité du label RSEi ?

Pour moi, vous aviez en tant qu’entreprise d’insertion ou entreprise de travail temporaire d’insertion un ADN propice à la RSE. Et quand nous avons commencé à réfléchir à l’évolution du précédent référentiel, il m’a semblé pertinent d’intégrer la dimension environnementale, qui n’était pas présente dans votre référentiel précédent. Pour moi, les entreprises les plus performantes en matière de RSE s’appuient sur le leadership du dirigeant, son engagement, l’écoute et la prise en compte des parties prenantes, l’implication des salariés et l’intégration au cœur de la stratégie de l’entreprise des trois piliers du développement durable : vous en êtes de parfaits ambassadeurs.