Coopérations inattendues entre l’insertion et le handicap

2016

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Couv Cahier N°1 de l Observatoire - IAE et handicap : cap ou pas cap ?

La fédération des entreprises d’insertion lance les Cahiers de l’Observatoire en complément de l’Observatoire qu’elle publie, chaque année, en juin, sur les données économiques et sociales des entreprises d’insertion. Elle propose pour ce premier numéro un focus sur les coopérations économiques et sociales entre insertion par l’activité économique (IAE) et handicap, deux mondes souvent perçus comme parallèles et cloisonnés et pourtant…

 

Ce premier Cahier de l’Observatoire revient sur les principaux résultats issus de l’enquête lancée en juillet 2015 par la fédération des entreprises d’insertion avec la Fnars, CHANTIER école, Envie, l’APF, l’UNAPEI et l’Union nationale des entreprises adaptées (UNEA) auprès de leurs adhérents. Parmi les principaux enseignements à tirer plus spécifiquement des liens existants entre entreprises d’insertion (EI) et entreprises adaptées (EA) :

  • plus d’1 entreprise d’insertion sur 3 développe des coopérations économiques avec les structures du handicap ;
  • 81% des entreprises d’insertion ayant répondu à l’enquête accompagnent des salariés en insertion vers l’obtention RQTH (Reconnaissance de la Qualité du Travailleur Handicapé).

Les principaux facteurs déclencheurs des coopérations économiques entre les EI et les EA sont de  développer la complémentarité de leurs compétences ; dégager une force collective auprès de leurs partenaires ; ou encore accéder à de nouveaux marchés. Les raisons de leurs coopérations sociales sont quand-à-elles guidées par leur volonté de construire des parcours professionnels sécurisés, de répondre à des publics aux caractéristiques proches (Insertion et handicap) ou encore de pérenniser les postes d’accompagnement socio-professionnel et encadrants techniques.

Chiffres et témoignages à l’appui, les coopérations entre EI et EA existent donc bien sur le terrain, brossant avant tout le portrait d’entreprises territoriales, avant d’être d’insertion ou de handicap, et qui, en prise directe avec leur environnement, travaillent à la construction de parcours cohérents et sécurisés au bénéfice des personnes en situation d’exclusion ou de handicap. Et ces coopérations sont sans doute appelées à se renforçer comme l’annonce Sébastien Citerne, Directeur général de l’UNEA, en conclusion dans ce cahier : «  Cette première étude menée conjointement est un beau début et est propice à de plus amples travaux de collaboration qui font sens dans les missions qui nous sont confiées ».