Documentations

Observatoire des entreprises d’insertion 2026

Dans un contexte politique et économique dégradé, les entreprises d’insertion continuent de développer leurs activités, de créer de l’emploi et de générer des retombées économiques directes sur les territoires. Toutefois, leur équilibre économique se fragilise du fait d’une érosion de leurs marges, de baisse des financements de leur mission sociale d’insertion et d’une pression croissante de la concurrence.

  • Les entreprises d’insertion poursuivent leur développement avec une progression globale de leur chiffre d’affaires de + 4,3% en Ei et de + 9,8% en ETTi entre 2024 et 2025.
  • La hausse des coûts d’exploitation, des charges salariales et des contraintes économiques pèsent sur les marges des structures. Ainsi, la marge nette moyenne (bénéfices nets / chiffre d’affaires) est passée de 1,05% à 0,66% en Ei et de 0,29% à -0,12% en ETTi.
  • La force sociale des entreprises d’insertion pèse fortement sur sur leur équilibre : La masse salariale représente 77 % du chiffre d’affaires en Ei et 92 % en ETTi.
  • L’observatoire de la FEI révèle pourtant que d’un point de vue purement comptable, l’investissement public dans l’insertion rapporte au moins autant que ce qu’il coûte. Par exemple, pour 1 € de subventions versées aux ETTi (dont en aides aux postes), près de 2 € sont reversés en taxes et cotisations sociales. Un ratio positif qui ne prend pas en compte les gains pour les finances publiques liés à la consommation et à la sortie durable des minimas sociaux des salariés en insertion.

Déjà fragilisées, les entreprises d’insertion attendent du Gouvernement un budget de « bon sens » qui facilite le retour vers l’emploi et qui soutient l’économie locale. A l’inverse, une nouvelle coupe budgétaire serait un contre-sens puisqu’elle se traduirait par une aggravation durable du chômage, et donc des finances publiques.! »

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