Retour d'expérience de Tête Haute, lauréate du Prix en 2019 !

09 juillet 2020

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Tête Haute - JENi 2019

Première brasserie artisanale d’insertion en France, Tête Haute a reçu le Prix JENi, le 19 juin 2019. Un an après ? Fabien Marzelière, co-dirigeant de l’entreprise, revient sur cette expérience, de leur candidature et la mission étudiante avec l’ESSEC qui s’est terminée fin juin.

Pourquoi avoir choisi de candidater au Prix JENi ?

A l’annonce de l’ouverture du prix en mars 2019, plusieurs personnes de notre réseau, nous ont transmis l’information, nous avons donc étudié les critères de sélection. Parmi la multitude de prix existants, le Prix JENi a retenu notre attention par la précision du public à qui il s’adresse : des dirigeants de moins de 39 ans, ayant créé ou repris une entreprise, depuis moins d’un an et au plus cinq ans. De plus, à travers ce prix, la fédération des entreprises d’insertion a choisi, avant tout, de valoriser la démarche d’entreprendre.

Comment s’est déroulée votre candidature ?

Le cheminement de notre candidature a été fluide via la plateforme de candidature en ligne. C’est toujours intéressant de pouvoir témoigner et de valoriser ce que nous faisons, quand bien même l’entreprise est jeune. Quelques semaines après notre candidature, nous avons reçu la confirmation de notre pré-sélection. Nous avons alors été invité à défendre à l’oral notre candidature, à Paris, devant le jury composé de membres de la fédération, d’étudiants et membres de l’ESSEC, de représentants de la finance solidaire, de la DGEFP et de French Impact. Pitcher devant ce jury a été stimulant et l’occasion pour nous de travailler sur la manière de faire comprendre notre projet d’entrepreneuriat social, en donnant à voir et envie aux membres du jury. 

A la clef pour le lauréat, il y avait un voyage apprenant avec les étudiants de la Chaire innovation et entrepreneuriat social de l’ESSEC, un mentorat de six mois avec un dirigeant expérimenté d’une entreprise adhérente à la fédération et la prise en charge d’une mission étudiante, que vous ont apporté ces trois expériences ? 

Le voyage apprenant s’est déroulé au Maroc, il a été très positif pour moi. Cela a été un temps à part, durant lequel j’ai pu prendre du recul sur mon activité. Le voyage a été riche en rencontres et en découvertes, notamment, sur la structuration du tissu institutionnel et associatif de ce pays étonnant et inventif. Cela m’a permis de nourrir nos réflexions sur notre modèle et nos propositions de valeurs. L’accueil du groupe d’étudiants et de l’équipe enseignante a aussi été très chaleureux et m’a permis de trouver ma place. Mon seul regret est de n’avoir pu participer à l’ensemble du voyage à cause d’impératifs. Aujourd’hui, si c’était à refaire, je m’organiserais afin d’être présent sur l’ensemble du voyage !

Pour le mentorat, nous sommes parrainés par Bou’Sol, une boulangerie solidaire en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Pour le moment, nous avons surtout échangé par mails et par téléphone afin de faire connaissance et de mieux comprendre l’organisation et les enjeux de nos structures respectives. De part la forme de son développement et de son activité, Bou’Sol nous apporte un retour d’expérience riche et stimulant pour construire l’avenir de Tête Haute. Le parrainage sera très utile dans les mois à venir pour construire, avec plus de précision, notre projet de changement d’échelle. 

La mission étudiante encadrée par la Chaire innovation et entrepreneuriat social de l’ESSEC, a également été particulièrement bénéfique pour nous. Dans la phase de notre développement où nous avions besoin de regards neufs, les étudiants ont été un véritable stimulant pour Tête Haute. Nous avons ainsi pu mettre en place deux missions : une première sur l’étude des besoins et les leviers de financement pour la construction d’une future levée de fonds ; une seconde sur un travail de fond concernant le mix marketing et la communication avec la Chaire Grande consommation. Nous n’avons pas encore les bilans de ces travaux, mais le cheminement et l’ensemble des réflexions menées conjointement ont été particulièrement pertinents. 

Que diriez-vous à ceux qui se poseraient encore la question de candidater à l’édition 2020 du Prix JENI, rebaptisé le Prix JENi Christian VALADOU ? 

Allez-y ! Cela nous a apporté une visibilité supplémentaire grâce à la communication réalisée par la fédération et les partenaires du prix, l’ESSEC et le Crédit Coopératif. C’est aussi un défi stimulant. Et si les bénéfices ne sont pas pécuniaires, les différentes propositions d’accompagnement permettent un maillage solide pour avancer dans son projet. Au-delà, on se construit aussi un réseau. Et puis, il y a aussi un beau trophée évidemment ! Candidatez, vous ne le regretterez pas !