Cahier N°7 de l’Observatoire – Les entreprises d’insertion font leur(s) marché(s)

2018

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La fédération consacre son 7ème numéro des Cahiers de l’Observatoire, publié en octobre 2018, aux marchés des Ei et ETTi : quels types de marchés ces entreprises remportent-elles majoritairement et auprès de quels clients ? Quels freins rencontrent-elles et quels leviers actionner pour leur permettre de mieux se positionner sur les marchés, avec et sans clause sociale ?

 

C’est pour répondre à cette question que la fédération a réalisé une enquête en ligne auprès de ses adhérents, du 14 février au 23 mars 2018. Parmi les résultats de cette enquête, mis en lumière dans ce Cahier, téléchargeable ci-dessous ou consultable en ligne, il ressort que :

  • le chiffre d’affaires généré par les Ei/ETTi relève majoritairement des marchés qu’elles remportent auprès de clients privés : 63% contre 37% pour le secteur public;
  • la clause sociale ne représente que 27% du chiffre d’affaires des Ei/ETTi.

Ces chiffres, allant à l’encontre des idées reçues, démontrent ainsi que les Ei/ETTi remportent des marchés d’abord et avant tout parce qu’elles sont des PME ancrées et reconnues sur leur territoire et non compte-tenu de leur spécificité d’entreprise d’insertion visant le retour à l’emploi des personnes qui en sont éloignées.

Autres enseignements :

  • quel que soit le type de marchés publics, ordinaires ou avec une clause sociale, les intercommunalités et les communes sont pour plus de la moitié les principaux donneurs d’ordres des Ei/ETTi, suivis des bailleurs sociaux pour un peu moins d’un tiers, 
  • la taille souvent conséquente des marchés publics ordinaires reste un frein majeur pour les Ei/ETTi et l’allotissement, le sensibilisation des acheteurs publics et le sourçage, les principaux leviers pour faciliter leur accès à ce type de marchés.

Au-delà de ces données chiffrées, ce cahier croise également le regard de plusieurs chefs d’entreprises d’insertion et se conclut par un premier bilan de la commande publique responsable, trois ans après la réforme des marchés publics, avec Patricia Lexcellent, déléguée générale de la CGSCOP, rapporteure de l’étude sur la commande publique responsable du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et Anne-Laure Federici, déléguée générale du Réseau des collectivités Territoriales pour une Economie Solidaire (RTES).