Entreprises d'insertion en péril : la preuve par l'exemple

2012

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Benoît Hamon, ministre délégué à l’économie sociale et solidaire, est attendu par Ménage Service ce lundi 29 octobre, à Amiens. Cette entreprise, adhérente au Comité National des Entreprises d’Insertion (CNEI), qui crée chaque année de l’emploi sur des activités de ménage, nettoyage, repassage et services à la personne se trouve depuis le mois de mai dans une situation critique. Une des branches du groupe « Ménage service Professionnels » qui s’occupe de l’entretien de locaux professionnels est placée en redressement judiciaire, mettant en péril la viabilité du groupe tout entier, avec au total plus de 200 emplois concernés. La cause principale est connue, c’est la non revalorisation des financements alloués par l’Etat aux entreprises d’insertion pour assurer leur mission d’insertion.

Si rien n’est fait maintenant, la fermeture annoncée de Ménage service viendra rejoindre le triste bal des faillites des entreprises d’insertion. Et ce malgré les alertes répétées du CNEI depuis plusieurs mois auprès du Gouvernement sur l’urgence de la situation : 45% des entreprises d’insertion sont en déficit du fait d’un financement non revalorisé depuis le 1er janvier 2002. C’est pourquoi le CNEI propose un amendement en faveur des entreprises d’insertion pour stopper l’hémorragie de fermetures et éloigner l’épée de Damoclès qui pèse aujourd’hui sur de nombreuses structures et par conséquent sur les personnes en exclusion. Un amendement d’urgence est indispensable en attendant les conclusions du rapport IGAS/IGF sur le financement de l’insertion par l’activité économique en fin d’année et une revalorisation de l’aide aux postes des entreprises d’insertion en 2013.

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