Et si les entreprises d’insertion ne passaient pas la crise  ?

2020

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Le cabinet Ernst & Young publie son rapport sur l’impact du Covid-19 sur les entreprises d’insertion. Ce rapport prévoit une perte de chiffre d’affaires pour le secteur pour l’année 2020 de 27%, soit une contraction d’activité de 360 millions d’euros pour les 1 350 entreprises d’insertion françaises. 

Pour conduire cette étude, le cabinet s’est appuyé sur différentes sources produites pendant la période de confinement. Le tableau qui est dressé est particulièrement sombre. L’ampleur de la perte de chiffre d’affaires pour les entreprises d’insertion est évaluée à 27% en moyenne pour 2020, avec une situation critique pour l’intérim d’insertion qui pourrait subir une chute de 40%. 

Avec un modèle économique qui repose à plus de 80% sur la commercialisation des biens et services produits, le calcul est simple : il y aura irrémédiablement autant de perte d’emplois d’insertion que de perte de chiffre d’affaires, soit un risque de disparition de 10 000 équivalents temps plein pour l’année. 

Il y a donc urgence à agir pour soutenir financièrement les entreprises d’insertion et avec elles les personnes vulnérables. Une urgence qui semble s’enliser dans les couloirs du ministère des Finances alors que dès la fin mars des discussions constructives ont démarré entre les réseaux de l’insertion et le ministère du Travail pour un plan de soutien et de relance. Depuis aucune information n’a été communiquée au secteur, les arbitrages semblant être suspendus aux décisions budgétaires de Bercy.

L’étude E&Y est sans appel sur l’impact de la crise, c’est pourquoi les entreprises d’insertion exhortent une annonce rapide de ce plan de soutien et de relance ; le président de la fédération des entreprises d’insertion, Luc de Gardelle, le dit avec force « L’attente est mortifère, Bercy ne peut pas bloquer un plan si ambitieux dans son impact social et si modeste dans son impact budgétaire. Ne pas soutenir maintenant, c’est prendre le risque d’un lourd tribu social et économique plus tard. »

Pour découvrir l’étude E&Y dans son intégralité, cliquez ICI.